Mardi 3 novembre 2009 à 16:39

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J'ai un nouveau cahier, à petits carreaux, mon écriture devient de plus en plus illisible. Personne ne pourrait me relire.

"

Ma vie n'a plus d'arrêt, je m'évanoui souvent ces derniers temps. Je crois que c'est à cause de lui. Il n'y peut rien, nous n'avons pas même fait les présentations.

Amour avec préméditation.
La vie passe en train.

Mon ex-femme se maquille toujours lorsqu'elle vient me voir. Je me demande si c'est pour me plaire ou simplement parce qu'après avoir déposé nos deux filles elle va voir un autre homme. Il y a bien longtemps que j'ai arrêté de me raser à sa venue, voir même de m'habiller. Son regard accusateur me fait me demander parfois si je suis un bon père. Je sais que je pas un mauvais, mais cela ne suffit pas pour être satisfaisant. Je vois les femmes qu'elles deviennent, et je les vois devenir mon ex-femme. Je les aime et les déteste comme j'ai pu l'aimer et la haïr à la fois. Le futur est derrière moi, il ne me reste plus que le passé à revivre dans les années qu'il me restent. Bientôt elles ne viendront plus à la maison, elles vivront seule, en couple ou ensemble. Mes week-end seront tous les mêmes: s'attabler dans un petit restaurant assez chic, repérer une femme seule, lui offrir, un, deux, puis trois verres, vivre l'amour d'une nuit, d'une minute, satisfaire un désir insatiable et oppressant, enfin rentrer chez moi et ne pas dormir. Aucune femme ne n'a refusé un verre, ni même que je la raccompagne, et encore moins que je couche avec elle. Certaines m'emmenaient dans leur appartement, me deshabillaient et me suçaient dans la chambre de leur petite fille, entre les barbies et les polly pocket. Je leur faisais l'amour sous le regard fixe et débiles de stars en poster.

Ce sont toujours les mêmes femmes, mariées, mère, qui se perdent, se vendent, une nuit pour exister. Sans intégrité, sans valeur ni dignité. Elles souillent un espace encore pur, pour la première, pour la millième fois. Ces nuits d'absence, d'oubli, sans lien ni passé, ni futur. Je ne sais pas encore ce qui m'a conduit à en arriver là. Je pourrais tout aussi bien refonder une famille, rajouter à mon entourage des enfants et une ex-femme, mais le désir que je vivais à l'époque n'est aujourd'hui plus qu'une nécessité pour ne pas mourir seul. Je crois encore en l'amour mais je ne crois plus en les femmes: jouets devenues joueuses, esclaves prétendant à tous les maitres, elles deviennent des hommes sans intérêt.

La maison est vide, en ce samedi soir, pour la première fois depuis des années. Je regarde la télévision, songeant à en racheter une et à l'allumer dans la soirée. Je me fais livrer des plats chinois, ne voulant pas perdre du temps à faire la cuisine et la vaisselle. Je bois une bière allégée pour que mon ventre reste plat malgré mes 44 ans. Je crois que le temps m'a finalement rattrapé.

J'essaye de deviner leur réaction.
C'est alors ça ma dernière pensée, elle s'adresse à elles, toutes celles que j'ai aimée, qui m'ont connu. Qui sauront tôt ou tard la nouvelle.
J'ai préférée samedi soir pour que ce soit la voisine qui me voit en premier.
Ma vie ne défile pas devant mes yeux, j'arrive encore à penser.
Pas de lumière blanche à l'horizon, ni grand soulagement.
J'entends mon coeur battre près de mes oreilles.
J'aurais voulu connaitre la vérité, la beauté, la perfection.
Parfois je
"

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